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Robert Fischer est né à Chicago le 9 mars 1943. Il ne connut pratiquement pas son père : ses parents divorcèrent lorsqu'il avait deux ans.
Il découvrit les échecs à l'âge de 8 ans et son ascension dans la maîtrise du jeu, bien que rapide, ne fut pas fulgurante. A 12 ans, il finissait 20 sur 25 du championnat junior des Etats-Unis. A partir de ce moment-là, cependant, l'appétit de Bobby ne cessa de croître. L'année suivante, il remportait la même compétition. Et à 14 ans, le jeune Bobby Fischer participe au championnat fermé des Etats-Unis avec les meilleurs joueurs américains du moment (Reshevsky, Lombardy, Sherwin…). A la surprise générale, Bobby s'impose nettement (8 victoires et cinq nulles) et devient ainsi à 14 ans champion d'échecs des Etats-Unis.
Sa suprématie aux Etats-Unis fut totale : il remporta le championnat national en 58, 59, 60, 61, 62, 63, 65 et 66 !
Mais c'est le titre mondial qui intéresse Fischer. En 1962, à Curuçao, pour le tournoi des candidats, il doit faire face au " bloc " soviétique. Les joueurs russes, en effet, avaient conclu un accord pour ne pas chercher à gagner entre eux (ils se proposaient tous le nul), ce qui leur donnait à tous de précieuses journées de repos. Décu et écoeuré par ce comportement, Fischer quitta la scène internationale en fustigeant les russes.
Il revient en 1965 et remporte de nombreux tournois internationaux (Monaco, Skopje en 1967, Nathanya et Vinckovci en 1968).
L'année 1970 marque la domination totale de Fischer et l'un des plus hauts faits d'armes de l'histoire des échecs.
Après avoir emporté l'interzonal des baléares, Fischer massacre Taimanov 6-0 en quart de finale puis Larsen en demi-finale par un nouveau terrible 6-0 ! Il défit le " tigre " Petrossian en 1971 à Buenos Aires, gagnant ainsi le droit d'affronter Spassky pour le titre mondial.
Spassky entama le match décisif le 11 juillet 1972. Il remporta cette première partie suite à une bévue( ?) de Fischer. Ce dernier protesta alors contre les caméras de la salle du match et refusa de se présenter le lendemain pour la deuxième partie. Spassky remporta donc par forfait le deuxième point. Le troisième jour, Fischer fit savoir qu'il voulait jouer dans une salle isolée de caméra et de spectateurs. Spassky accepta. Fischer enchaîna alors les victoires et, non content de rattraper son retard, battit Spassky avec 3 points d'avance.
Après cette victoire, Bobby Fischer fut considérée comme le plus fort joueur de tous les temps.
Fischer disparut alors de la scène échiquéenne, abandonnant en 1974, le titre de champion de monde qui fut décerné en 1975 à Karpov.
Bobby Fischer, "le mauvais garçon", est un phénomène à lui tout seul - tant au niveau du jeu qu'au niveau de sa personnalité.
Adoré ou haï à cause de ses nombreuses et diverses protestations, sa personnalité peut se réduire au terme "caractère de cochon". Concernant son jeu, beaucoup affirme que c'est le meilleur joueur de tous les temps...
Son style est solide tout autant qu'il est fluide... Bobby ne cherche pas systématiquement à créer un schéma stratégique gagnant, mais il attache de l'importance à chaque coup en ce qu'il peut receler de possibilités tactiques.
Pour les milieux de partie, il s'attache plus particulièrement au "matériel" et ne craint pas de se défendre après la capture d'un pion plutôt que de refuser sa prise et garder l'initiative.
Sa connaissance parfaite des ouvertures lui permettait de jouer très vite le début de partie, gagnant ainsi la première bataille psychologique, puis de maintenir ce rythme rapide en sélectionnant généralement le premier coup fort (souvent le meilleur...) lui venant à l'esprit.
Ce pressing poussait souvent ses adversaires à la faute les faisant paraître dans leur "mauvais jour".
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